Jte crache à la gueule.

Jte crache à la gueule.
Comme c'est dégueulasse,
Que vous devez vous dire.

Poumons encrassés. Noircis. Elle n'a que 19 ans pourtant. Ouais mais elle fume depuis qu'elle en a 16. La fille avec le visage le plus angélique. Une des première à fumer au secondaire, devant la cour d'école. Ah ouais Sabina fume ? Voir.. Ouais, ouais elle fume. Elle n'a pas peur de mourir. D'en mourir, plutôt. Parce qu'au fond, elle est comme tout le monde. Elle aime mieux se dire que c'est à long terme. Qu'une heure de travail vaut la peine pour une heure à fumer toute les cigarettes du paquet, Fumer. Ça a fait parti de ma vie depuis maintenant 3 ans. En parler au passé ? C'est tôt un peu tu trouves pas. Ouais, sûrement. Mais ce matin, je viens d'atteindre un nombre à deux chiffre. Une bouffée, et c'est fini. DIX jours de perdus. Je le sais. Je suis droguée. Ça tire à la poitrine. Dépendance physique, je viens de comprendre. Comme une main qui vous prend la cage. Ça tourne, ça vascille. Mais c'est pas éternel. Faut juste tenir le coup quand ça prend. 'Juste'. Comme si c'était simple. J'aimerais bien voir tout ce que je me suis mis dans les poumons et dans la gorge en trois ans. Cartons après cartons, paquets après paquets. [la règle du pluriel est particulièrement importante ici.] Le prendre comme une bataille acharnée. Me dire que je suis plus forte que ce truc. Goudron, nictonie, monoxyde. Que de la merde. Je t'ai eécrasé. Je te crache à a gueule. Et bientôt, ce sera un adieu.

# Posté le mardi 24 novembre 2009 14:27

La paresse gagne un territoire de plus.

Alors, votre leçon d'aujourd'hui, sera d'apprendre la nouvelle langue française. Vous, vous sortez de la vieille école. Alors.. il faudrait bien que vous soyez d'actualités avec vos futurs étudiants vous ne croyez pas ? Alors, voyons, je commence :


«Cèleri, Canette, Nénufar, Bruler. Iglou, Connaitre, Ognon ... »


Le visage pâle, je sors. Je sors. Je ne suis plus là. Ne me cherchez pas, je vomis plus loin. C'est dégueulasse. Les paresseux auront vaincus. Les textos et ces conneries, ça aura eu raison de tout ça. Belle langue le français, belle langue le français. Vous trouvez aussi donc ? Pourquoi on laisse faire ça alors ?! Ça.. c'est un meurtre au premier degré. Je voulais mourir en lisant l'article. Me dire que c'était une grosse blague. Yavait même la conasse avec un gros sourire sur l'autre page arrière. Bravo.. tu viens de détruire des années et des années de transmission de langue, pauvre fausse rousse horrible.


«En tout cas Sabina, tu peux mettre tes énergies ailleurs, au lieu de devenir prof de Français.»


Je soupire. Elle a raison ma maman. Oubliez moi. Maintenant c'est définitif. Allez pourrir tout seul avec vos élèves paresseux et attardés. Moi je suis dehors.



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La paresse gagne un territoire de plus.

# Posté le jeudi 19 novembre 2009 12:47

Un goût de d'autres choses, dans la bouche.

Un goût de sable. Doux qui vous caresse les pieds.
De terre. Qui vous pique les yeux.



Derrière un scooter. Je regarde le paysage qui défile. Je m'accroche au porte bagages du mieux que je peux. Les crevasses dans la route, c'est pas toujours évidant. On nous salut. On nous demande d'arrêter, quelques fois. Pour parler, pour nous inviter. Pour mendier, aussi, évidemment. Tant pis. On continu notre chemin. Je lui cris de ne pas accélérer. Que cette vieille bécasse on lui en demande assez. Il rit. Il accélère. Je lui hurle que lui il tiens un volant mais que moi j'ai qu'une merde rouillée. Il sourit et maintien. Saleté. Je respire. Des maisons en tôles. Des gens sur leur balcon qui jouent de la guitare. La mer, à perte de vue. Je comprends, l'essence de Cuba. Ou non. Je la sens, mais je ne la comprends pas. On se fait fusiller, si on parle trop, ici. C'est dommage, car j'ai soif de savoir. On finit par me raconter, quelques fois. Mais je ne saisit pas encore tout. Princessa, princessa. C'est comme ça qu'on me surnomme, dans le premier petit village. Une serveuse. Un salaire de minable. Princessa ? Tant que ça ? Il fait nuit, on rentre. Ça prend le double du temps et je m'accroche deux fois plus fort sur cette soute à bagages : les crevasses et le vent qui nous pousse d'un côté de la route. Notre hôtel 2 étoiles. Avec l'eau brune qui coule quand il pleut. Et le manque de papier de toilette grave. Et la bouffe infecte.. c'est pas si mal finalement. Le plus bel endroit de la région. Contente d'être revenue, mais ça a passé si vite. C'était pas vivre. C'était que s'évader. J'ai tout oublié. Du monde dans lequel je suis maintenant. Je n'y ai pas pensé. Là-bas. Loin. Un autre goût dans la bouche. Cassement de cou. Déjà hâte à la prochaine aventure. Je m'étais promis que ça me calmerait.


Je les revois, gratter leur guitare. Chanter, et avoir le regard ailleurs. La première fois, je ne comprenais pas. Pas vraiment. Maintenant, un peu plus. C'est beau, infiniment beau Cuba. On est chanceux ici. Vous le saviez ? Mon quartier de paumés est un quartier de nobles ; Ma maison bordélique un véritable palais. C'est beau, Cuba. Les plus beaux coraux. Les plus belles plages. Mais, regarder derrière, ça m'a plue, aussi. Voilà qu'elle vous reviens. Qu'elle vous dis bonjour. Et qu'elle se dis, à la prochaine fois.

# Posté le vendredi 13 novembre 2009 02:40

Modifié le samedi 14 novembre 2009 09:29

Exil dans un paradis terrestre.

Exil dans un paradis terrestre.
Elle s'en va.

Des rêves encore pleins la tête. Elle n'a pas travaillé pour des peanuts. Elle va le faire. Et sans l'aide de papa et maman. C'est ça, le plus beau. Elle pars. Vers Cuba, cette fois. Sous le soleil, et l'eau chaude des plages. À l'ombre des palmiers. Avec un bar ouvert 24h sur 24. Elle va le faire. Elle se le devait. Elle se l'était promis depuis déjà un moment. Une semaine. Et je reviendrai. Avec plein de vitamine C et une bonne humeur à ne plus finir. J'en suis sûre. Ce sera comme une cure. Comme un temps d'arrêt. C'est peut-être lâche. À vos yeux. Moi je ne crois pas.

'Tu voyages et puis quoi ?'

'Bah.. je voyage c'est tout.'

Moi ça me suffit. C'est une vocation en soi. Alors foutez-moi la paix. De toutes façons je serai loin. Ha.

# Posté le vendredi 30 octobre 2009 14:10

Je crois que je suis à un point de ma vie où [...]

Je crois que je suis à un point de ma vie où [...]

____________________________ Jamais deux sans trois pas vrai ?




J'ai marché. J'ai tombé. On m'a tenu. On m'a attaché et on m'a secoué. À quoi tu as pensé Sabina ? Te lancer la-dedans ? Reprend-toi. Ce n'est pas toi ça. J'ouvres la bouche, mais on a vite fait de crier plus fort que moi. On ne me lance pas dans la boue, par contre. Ça m'aura toujours étonnée. Même encore, j'en suis touché. Je vous aimes. Je me secoue un peu. On continu. Ce racourci crochu, ce n'est pas le bon. Il ne mène pas vraiment ou je veux aller, de toutes façons. Qu'un idiot superfuge dans lequel je me suis presque lancée. Décadente Déchéance ? Mon cul. Je reprend. C'est brumeux. Ce chemin a toujours été brumeux de toutes façons. C'est ça, quand on aime faire ça compliqué. Quand on se pose trop de questions.. Qualité ou Défaut ? Ça dépend des jours. Je soupire. C'est encore loin, la croisée des chemins ? Non non. Méprenez-vous. Ce n'est pas de l'impatience. Plutôt de l'impuissance. Le temps passe et je me retrouverai là, à nouveau. Il se présentera, avec ses tonnes de bras. Et moi, je serai là, à lever la tête, gauche droite haut bas. Je ne sais pas. Il y a tellement d'indications. Tellement de possibilitées. Un frisson me parcoure le dos. J'aimerais fermer les yeux, plonger, et me dire de suivre mon instinct. J'aimerais être de ces gens qui n'ont pas de regrets. Qui n'on pas de tonnes de masques. Qui ne se posent pas plus de questions.

Tap tap tap. C'est pour bientôt. Je le sais. Le chemin s'élargit. Soudainement. Ou non, pas soudainement. C'est plutôt que je n'avais pas vraiment pris le temps d'y penser. Ça me semblais tellement loin. Je déglutis. C'est quoi, le but de ta vie ? Te rendre utile ? Oui, sans doutes. Tu es peut-être un peu peureuse, mais pas paresseuse. Fonceuse et peureuse. Un mixte tellement idiot. Peur de regretter, peur d'encore perde du temps. Peur, mais ça empire la chose. Toi, tu en es consicente, comparament à bien des gens et c'est ce qui te bloque. On te dis que tu as de la profondeur. Tu dis merci. Que c'est normal, car tu ne t'arrête pas de penser. On te souhaite bonne fête. On lève le verre. On essai d'aller à un sujet plus léger. Seulement.. toi.. tas toujours l'image de la route. De la petite fille perdue qui marche dans la brume. Tu souris et tu trinques. On te dit que tu n'es pas obligé d'être si sérieuse. Tu ris, nerveusement. Trop sérieuse.. peut-être. Surtout en ce moment. Parler de tels sujets à 19 ans.. tu peux prendre ton temps tu sais ? Je baisses mon verre. Cette image, ça te reviens. Ça viens te chercher, en plein souper. On parle maintenant. On ne jase plus. Tu souris. Enfin.. ça faisait du bien. On me rend mon sourire. C'est rare de parler. On s'en rend compte quand on le fait. Moi, j'abuse un peu. Mais.. c'est moi ça. En plein souper, en pleines festivitées, c'est moi tout craché. On respecte, on se perds, aussi. On rentre à la maison. On a parlé pendant 7h00. Non stop. Petit parrain, chère marraine, je ne vous remercierai jamais assez. De retour à l'école en janvier ? J'avais baissé les bras. J'avais perdu la foi, quand j'avais vu '1er novembre'.

Finalement.. je vais sûrement y aller. Je feuilleterai, encore. Il faut que je prenne une décision. J'ai toujours eu peur de mes choix. Mais, il faut que je le fasse. J'aperçois un haut sommet, au travers de la brume. Ça.. c'est les indications. Je serre les poings. Je vais y aller. Maintenant. Pas en septembre prochain. Non, maintenant. Je le ferai. Tant pis si les deux premières fois, c'était pas les bonnes. J'y irai. C'est décidé.



0u presque..

# Posté le mardi 20 octobre 2009 02:21

Modifié le dimanche 25 octobre 2009 22:58